Le centre-ville de Fès a été paralysé, vendredi en fin d'après-midi, suite au débrayage des conducteurs de petits-taxis. Au total? quelque 240 conducteurs de petits taxis rouges se sont rassemblés dans les principales artères de la ville et devant le siège de la Wilaya pour dénoncer la dégradation de leur situation socioprofessionnelle.
Les chauffeurs qui dénoncent “la non-transparence dans l'octroi des agréments et le mutisme des autorités locales face à nos revendications légitimes”, protestent également contre l'augmentation du coût des contrôles techniques de leurs véhicules. Ils revendiquent entre autres l'annulation de la visite médicale imposée annuellement.
Les grévistes affiliés au collectif des syndicats et associations des taxis rouges de Fès préviennent, par ailleurs, d'observer d'autres arrêts de travail s'ils n'obtiennent pas de réponse de la part des autorités locales.
Pour les autorités locales, “les chauffeurs de taxis ont imposé leurs règles et paralysé le trafic de la ville”. Selon eux, des réunions hebdomadaires se tiennent à la Wilaya pour satisfaire les revendications de cette catégorie de la société et arriver à un accord conformément à la loi et aux dispositions du code de la route. |